Une affaire examinée par le tribunal de Chéraga
Le 1er septembre 2026, le tribunal de Chéraga, à Alger, a examiné le dossier de deux personnes poursuivies notamment pour vol, accès frauduleux à un système informatique et atteinte présumée à un compte postal par l’intermédiaire de BaridiMob. Selon les comptes rendus, l’un des prévenus était détenu provisoirement tandis que le second comparaissait libre.
L’affaire trouve son origine dans la plainte d’une femme qui affirme que son compte postal a été compromis et qu’un montant de 20 millions de centimes lui a été soustrait. Cette somme correspond à 200 000 dinars algériens, car un dinar vaut cent centimes.
Ce que les sources établissent — et ce qu’elles ne disent pas
Les articles indiquent qu’une enquête des services de sécurité a conduit aux poursuites, mais ils ne détaillent pas la manière dont l’accès au compte aurait été obtenu. Aucun élément publié ne permet d’affirmer s’il y a eu hameçonnage, divulgation d’un code, prise de contrôle d’un téléphone ou autre procédé.
Ils ne publient pas davantage les journaux de connexion, les références des transactions, la chronologie complète des transferts ou une expertise technique. Le mot « piratage » décrit donc ici l’accusation examinée par la justice et non une méthode informatique démontrée publiquement.
Les deux prévenus contestent les accusations
Le premier prévenu a nié, selon Ennahar, avoir accédé au compte ou pris l’argent de la plaignante. Le second a également nié toute participation et a déclaré avoir seulement communiqué son numéro de compte CCP dans le cadre d’une opération liée à la location d’un logement.
Sa défense a soutenu que deux montants de 130 000 et 70 000 dinars évoqués dans le dossier correspondaient à des paiements de location. Cette version est un argument de la défense, pas un fait définitivement établi. Le parquet a requis trois ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende contre chaque prévenu, mais les sources consultées ne donnent aucun verdict.
Que faire après une opération BaridiMob non reconnue ?
Une personne qui constate une transaction qu’elle n’a pas autorisée doit agir sans attendre : sécuriser ses accès depuis un appareil de confiance, contacter Algérie Poste par un canal officiel retrouvé indépendamment et déposer une réclamation. Algérie Poste propose un portail officiel pour enregistrer et suivre cette démarche.
Il est aussi utile de conserver les notifications, captures complètes, références de transaction et messages reçus sans les modifier. Ces éléments peuvent accompagner une plainte ou un signalement aux services compétents. Ils ne prouvent pas seuls l’identité de l’auteur, mais aident à reconstruire la chronologie.
- Ne transmettez jamais un mot de passe, un code OTP, un PIN ou les données complètes de la carte Edahabia.
- Changez les accès concernés depuis un appareil sûr et vérifiez les opérations récentes.
- Contactez Algérie Poste uniquement via son site, son application ou un numéro retrouvé par vous-même.
- Conservez les preuves originales et évitez d’accuser publiquement une personne avant l’enquête.
