Ce que les autorités ont signalé
Le 19 juillet 2026, la Gendarmerie nationale et la Direction générale de la Sûreté nationale ont publié une mise en garde commune. Des fraudeurs contactent des citoyens par téléphone et se présentent comme des membres de l’un de ces deux corps de sécurité.
Sous différents prétextes, les appelants cherchent à obtenir des informations concernant la carte Edahabia ou le compte courant postal. L’identité annoncée au téléphone ne constitue évidemment pas une preuve : un nom, un grade ou même certaines données personnelles peuvent être utilisés pour rendre le scénario crédible.
Pourquoi cette mise en scène peut convaincre
Le fraudeur combine l’autorité supposée d’un uniforme avec une urgence artificielle. Il peut prétendre vérifier une opération, protéger un compte ou traiter un dossier. La victime est ainsi poussée à répondre immédiatement au lieu de contrôler l’identité de son interlocuteur.
Une demande de code reçu par SMS, de PIN, de CVV, de mot de passe ou de validation dans une application doit provoquer l’arrêt immédiat de l’échange. Ces éléments permettent d’autoriser une action ; ils ne servent pas à prouver votre identité auprès d’un agent qui vous appelle.
Les bons réflexes pendant et après l’appel
Vous n’avez pas à poursuivre une conversation parce que l’appelant affirme appartenir à une institution. Coupez l’appel, puis recherchez vous-même un canal officiel. Ne rappelez pas le numéro communiqué par l’interlocuteur et n’utilisez pas un lien reçu pendant l’échange.
- Ne dictez aucun code et ne validez aucune notification inattendue.
- Conservez le numéro, l’heure de l’appel et les messages reçus sans répondre.
- Vérifiez vos opérations depuis l’application ou le site officiel saisi manuellement.
- Si une donnée sensible a déjà été donnée, sécurisez immédiatement le compte concerné et signalez les faits.
La limite de l’information disponible
L’alerte officielle confirme l’existence de tentatives d’usurpation et décrit leur objectif. Elle ne donne toutefois ni nombre de victimes, ni montant de pertes, ni liste exhaustive des numéros utilisés. Il serait donc trompeur de transformer cette mise en garde en bilan chiffré.
Le point utile est plus simple : la qualité de gendarme ou de policier annoncée lors d’un appel ne justifie jamais la transmission de secrets financiers.
