Une opération menée dans treize pays
INTERPOL a annoncé le 18 mai 2026 les résultats de l’opération Ramz, conduite entre octobre 2025 et le 28 février 2026 avec les autorités de treize pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. L’objectif était de cibler plusieurs formes de cybercriminalité, notamment le phishing, la fraude en ligne et l’extorsion.
L’opération a combiné renseignements transmis par des entreprises spécialisées et enquêtes nationales. Les actions et les décisions judiciaires ont ensuite été menées par les autorités compétentes de chaque pays.
Ce qui a été démantelé en Algérie
En Algérie, les autorités ont démantelé un site de phishing-as-a-service, souvent abrégé PhaaS. Selon INTERPOL, l’intervention a permis de saisir un serveur, un ordinateur, un téléphone mobile et des supports de stockage. Un suspect a été placé en détention.
Un service de ce type fournit une infrastructure ou des outils utilisables pour créer et exploiter des campagnes de phishing. Son démantèlement vise donc non seulement une page frauduleuse, mais un moyen technique susceptible de servir à plusieurs escroqueries.
Les chiffres régionaux à ne pas attribuer à l’Algérie
À l’échelle des treize pays participants, INTERPOL annonce 201 arrestations et l’identification de 382 suspects supplémentaires. L’organisation fait également état de 3 867 victimes identifiées et de 53 serveurs liés à des activités malveillantes.
Ces nombres décrivent l’ensemble de l’opération Ramz dans la région MENA. La communication publique ne dit pas que 201 personnes ont été arrêtées en Algérie, ni que les 3 867 victimes se trouvaient toutes dans le pays. Pour l’action algérienne, les informations publiées se limitent au démantèlement, aux équipements saisis et à la détention d’un suspect.
Pourquoi le phishing-as-a-service compte
Le phishing-as-a-service peut réduire la barrière technique pour des fraudeurs : au lieu de construire seuls les pages et l’infrastructure, ils peuvent s’appuyer sur un service déjà préparé. Les faux formulaires peuvent ensuite chercher à collecter des identifiants, des données de paiement ou des codes de validation.
Le démantèlement d’une infrastructure est une action importante, mais il ne fait pas disparaître toutes les campagnes. Pour l’utilisateur, la protection repose toujours sur la vérification indépendante du domaine, du contexte et de la demande reçue.
- N’ouvrez pas un lien uniquement parce qu’il reprend le logo d’une institution.
- Saisissez vous-même l’adresse du service officiel ou utilisez son application.
- Ne communiquez aucun code de validation à partir d’une page ouverte depuis un message.
