Un appel rendu public le 24 septembre
Ennahar Online, Watania News et CapDZ ont publié le 24 septembre 2026 des comptes rendus concordants d’un appel attribué aux services de police de la wilaya de Blida. L’intervention est située à la sûreté urbaine de Béni Tamou, rattachée à la sûreté de daïra d’Oued El Alleug.
Les trois publications indiquent que l’appel concerne trois personnes soupçonnées d’implication dans des affaires d’escroquerie. Elles ne précisent toutefois ni la date des faits examinés, ni le nombre de dossiers réunis, ni le procédé qui aurait été employé.
À qui s’adresse le signalement
L’avis invite toute personne estimant avoir été victime, avoir rencontré les personnes visées, avoir traité avec elles ou disposer d’informations utiles en qualité de témoin à se rapprocher de la sûreté urbaine de Béni Tamou. Les comptes rendus ajoutent qu’un signalement peut aussi être déposé auprès d’un service de police ailleurs en Algérie.
Le but de l’appel est de recueillir des plaintes ou des témoignages susceptibles d’éclairer l’enquête. Il ne permet pas, à lui seul, de déterminer combien de personnes se sont déjà manifestées ni si toutes les situations signalées seront juridiquement rattachées au même dossier.
Une procédure encadrée, mais peu détaillée
Les sources rattachent l’appel aux articles 19 et 26 du Code de procédure pénale et à une autorisation du procureur de la République près le tribunal d’El Affroun. Cette mention établit le cadre annoncé de la collecte de plaintes et de témoignages, sans révéler le contenu du dossier d’enquête.
Aucun montant de préjudice, aucune saisie, aucune méthode de paiement et aucun support numérique ne sont mentionnés dans les articles consultés. Il serait donc infondé d’attribuer à cette affaire un scénario précis — faux investissement, faux commerce en ligne, usurpation de qualité ou détournement de compte — tant qu’une source fiable ne l’a pas établi.
Des initiales divergentes et aucune condamnation
Les trois médias s’accordent sur le nombre de personnes visées, le service enquêteur et le tribunal mentionné. En revanche, CapDZ ne reproduit pas exactement les mêmes initiales que les deux autres publications. Cette divergence peut provenir d’une erreur de transcription, mais aucune source primaire accessible ne permet de la trancher.
Pour éviter d’attribuer une accusation à la mauvaise personne, BalekDZ ne publie pas ces initiales. Les intéressés sont décrits comme suspects dans une enquête et non comme condamnés. Aucun jugement, réquisitoire ou renvoi devant une juridiction n’est annoncé ; la présomption d’innocence demeure pleinement applicable.
Comment transmettre une information utile
Une personne qui pense reconnaître les faits doit conserver les éléments originaux : messages, contrats, reçus, références de paiement, numéros de téléphone, adresses de pages et dates des échanges. Un récit chronologique, distinguant ce qui a été vu de ce qui a été entendu, facilite la vérification par les enquêteurs.
Il faut éviter de publier des accusations ou des données personnelles sur les réseaux sociaux. Un signalement officiel permet de remettre les preuves au service compétent, de protéger leur intégrité et de réduire le risque d’identifier à tort une personne à partir d’initiales ou d’une image partagée hors contexte.
- Sauvegardez les échanges et les documents sans les modifier.
- Notez les dates, montants, comptes et références de transaction connus.
- Déposez plainte ou témoignez auprès d’un service de police compétent.
- Ne diffusez pas publiquement l’identité supposée d’une personne.
- N’inventez pas de lien entre cette enquête et un mode opératoire non publié.
