Ce que dit le bilan annuel
Présenté le 7 avril 2026, le bilan d’activité 2025 de la Direction générale de la Sûreté nationale mentionne 13 204 affaires liées à la cybercriminalité. Les comptes rendus concordants d’El Watan et d’Horizons indiquent que ces dossiers ont impliqué 7 815 personnes.
Les catégories citées comprennent principalement l’escroquerie et la fraude, des atteintes aux droits de l’enfant ainsi que la vente de marchandises prohibées. Le terme cybercriminalité couvre donc ici plusieurs infractions commises ou facilitées à travers des moyens numériques.
Comment lire correctement ces deux nombres
Les 13 204 affaires correspondent aux dossiers enregistrés ou traités par les services de la Sûreté nationale pendant l’année. Elles ne représentent ni le nombre total de tentatives subies par les internautes algériens, ni le nombre de logiciels malveillants détectés, ni toutes les plaintes traitées par l’ensemble des institutions du pays.
De la même manière, la mention de 7 815 personnes impliquées décrit leur présence dans des procédures. Elle ne signifie pas que ces personnes ont toutes été condamnées. Seule une décision judiciaire définitive permettrait une telle conclusion.
Ce que le bilan révèle malgré ses limites
Le volume annoncé montre que les infractions numériques constituent désormais une part importante du travail d’enquête. Les arnaques en ligne ne se limitent pas à des problèmes techniques : elles peuvent mêler faux profils, paiements, usurpation d’identité, menaces et vente de produits interdits.
Pour être exploitable, un signalement doit conserver les éléments qui relient les faits entre eux : profil ou numéro utilisé, adresse de la page, date, contenu des échanges, référence de paiement et chronologie.
Conserver des preuves sans aggraver le risque
Après une fraude, la priorité est d’abord de protéger les comptes et les moyens de paiement encore accessibles. Les preuves doivent ensuite être conservées dans leur forme d’origine autant que possible, sans continuer à échanger avec l’auteur présumé.
- Faites des captures complètes avec la date, le profil et l’adresse visibles.
- Conservez les références de transaction et les notifications reçues.
- Ne modifiez pas les fichiers originaux et n’exposez pas publiquement les données d’une victime.
- Adressez le signalement aux services compétents avec une chronologie simple.
