Une enquête annoncée à Oran
Le 31 août 2026, la Sûreté de wilaya d’Oran a annoncé que sa brigade de lutte contre les crimes économiques et financiers avait mis fin aux activités présumées d’un réseau décrit comme opérant à l’échelle nationale. L’Algérie Presse Service a relayé l’information le 1er septembre.
Deux personnes ont été interpellées dans cette affaire. Les publications consultées indiquent qu’elles ont été présentées devant le parquet près le tribunal d’Arzew, mais ne précisent pas les décisions judiciaires prises après cette présentation.
Le mode opératoire décrit par les sources
D’après le communiqué policier repris par l’APS, Le Quotidien d’Oran et Ouest Tribune, les personnes mises en cause auraient ciblé des entreprises et des unités de production situées dans plusieurs wilayas. Elles auraient profité de ventes à tempérament ou de délais de paiement accordés contre remise de chèques bancaires.
Les marchandises obtenues auraient ensuite été revendues rapidement à des particuliers dans d’autres wilayas. Les chèques remis aux fournisseurs se seraient révélés sans provision, selon les mêmes sources. Elles ajoutent que plusieurs autorités judiciaires recherchaient les suspects pour des faits similaires.
Des informations importantes restent inconnues
Les sources ne donnent ni le nombre d’entreprises concernées, ni le nombre total de chèques, ni la nature et la valeur des marchandises. Elles ne publient pas non plus de montant global du préjudice. Présenter une estimation serait donc spéculatif.
L’interpellation et la présentation au parquet correspondent à des étapes de l’enquête et de la procédure. Aucun jugement définitif n’est mentionné dans les publications consultées : les deux personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
Réduire le risque lors d’une vente professionnelle différée
Cette affaire rappelle qu’un chèque remis au moment d’une livraison ne garantit pas, à lui seul, la disponibilité des fonds. Pour une transaction inhabituelle ou importante, l’entreprise peut renforcer ses contrôles internes avant de libérer la marchandise et vérifier séparément l’identité, les pouvoirs et les coordonnées du client.
Ces précautions générales ne décrivent pas les obligations juridiques applicables à chaque contrat. Elles visent surtout à conserver une trace exploitable et à éviter qu’une seule personne puisse valider à la fois le crédit, la livraison et le paiement.
- Fixer des plafonds de crédit et faire approuver séparément les commandes inhabituelles.
- Conserver le bon de commande, le chèque, le bon de livraison, les échanges et l’identité du réceptionnaire.
- Vérifier les coordonnées du client par un canal trouvé indépendamment, pas seulement avec les informations qu’il fournit.
- En cas d’impayé suspect, préserver les documents originaux et signaler rapidement les faits aux services compétents.
