Une opération annoncée entre le 23 et le 24 septembre
Ennahar Online a rendu compte de l’affaire dans la soirée du 23 septembre 2026. Le lendemain, El Djoumhouria a publié un article crédité à l’Agence Presse Service, à partir d’informations attribuées à la Gendarmerie nationale. Les deux comptes rendus annoncent le démantèlement à Oran d’un groupe composé de 16 personnes.
L’enquête est attribuée au service de recherches et d’investigations de la Gendarmerie nationale à Oran. Les publications indiquent que les seize personnes ont été interpellées et que des téléphones ont été saisis, mais elles ne donnent ni leurs identités, ni leurs rôles individuels, ni la durée exacte des faits examinés.
De fausses pages de vendeurs de véhicules
Selon les éléments relayés, des pages électroniques auraient repris le nom d’agences présentées comme agréées pour vendre des voitures et des motos. Les enquêteurs attribuent aussi au groupe l’usurpation de qualités, notamment celle d’employés d’Algérie Poste, afin de donner une apparence crédible aux échanges.
Les sources évoquent ensuite l’introduction frauduleuse de données dans le système de traitement associé à BaridiMob. Elles ne précisent cependant pas les écrans utilisés, les informations demandées aux victimes, l’existence éventuelle de liens piégés, ni l’enchaînement exact ayant permis les retraits ou transferts allégués. Il serait donc imprudent d’inventer une procédure technique plus détaillée.
582 000 ou 588 000 dinars : un écart à conserver
Ennahar Online chiffre le numéraire saisi à 582 000 dinars. Le compte rendu d’El Djoumhouria, signé APS, mentionne pour sa part 588 000 dinars. L’écart est de 6 000 dinars et les publications accessibles ne permettent pas de déterminer lequel des deux montants correspond au procès-verbal final.
Ce numéraire saisi ne doit pas être confondu avec le préjudice total : aucune source consultée ne publie le montant que les victimes auraient perdu. Elles ne donnent pas non plus le nombre de plaintes, le nombre vérifié de victimes, le volume des transactions ni la part qui aurait pu être récupérée.
Une enquête en cours, pas une condamnation
Les articles indiquent que l’enquête se poursuit afin d’établir toutes les circonstances et d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées. Ils annoncent une présentation devant les autorités judiciaires compétentes à l’issue des investigations, sans publier de qualification judiciaire définitive, de réquisitions ou de jugement.
Les seize personnes sont donc décrites comme suspectes ou impliquées selon la communication des enquêteurs, et non comme définitivement coupables. La présomption d’innocence reste applicable. Les affirmations sur le réseau, les usurpations et les opérations BaridiMob demeurent des éléments d’enquête tant qu’ils n’ont pas été établis par une décision judiciaire.
Vérifier l’annonce avant tout paiement
Une page qui reprend le nom, le logo ou les photos d’une agence automobile ne prouve pas qu’elle lui appartient. Avant de verser un acompte, il faut retrouver séparément le site ou le numéro officiel du vendeur, vérifier son adresse physique et confirmer directement la disponibilité du véhicule ainsi que l’identité du bénéficiaire du paiement.
Si une personne se présente comme salariée d’Algérie Poste ou demande d’agir dans BaridiMob, aucune urgence commerciale ne justifie de communiquer un OTP, un PIN, un CVV ou un mot de passe. En cas de doute, il faut interrompre l’échange, conserver les preuves et contacter l’établissement par un canal obtenu indépendamment du message reçu.
- Retrouvez vous-même les coordonnées officielles de l’agence au lieu d’utiliser celles de la publicité.
- Comparez le nom du bénéficiaire avec l’identité contractuelle du vendeur avant tout transfert.
- Ne communiquez jamais un code OTP, un PIN, un CVV ou le mot de passe BaridiMob.
- Conservez l’URL de la page, les messages, les numéros, les reçus et les références de transaction.
- Alertez rapidement Algérie Poste et les services compétents si un compte ou un paiement est exposé.
