Une arrestation suivie d’un appel aux victimes
Le 15 septembre 2026, plusieurs médias algériens ont relayé un communiqué de la Sûreté de la wilaya d’Oum El Bouaghi. Selon les comptes rendus concordants de L’Est Républicain, Akhbar Dzair et Watania News, la brigade criminelle du service de wilaya de la police judiciaire a arrêté une personne soupçonnée d’être impliquée dans des faits d’escroquerie et dans l’usage d’un titre rattaché à une profession réglementée.
La police indique que l’opération a été menée sur autorisation du parquet près le tribunal d’Oum El Bouaghi, dans le cadre de l’article 17 du code de procédure pénale. Cette référence décrit le cadre procédural de l’appel ; elle ne constitue pas une preuve de culpabilité.
Qui est invité à contacter la police ?
L’appel vise toute personne qui pense avoir été victime du suspect, avoir traité avec lui ou posséder des informations sur des faits similaires. Les personnes concernées peuvent se présenter auprès de la brigade criminelle du service de wilaya de la police judiciaire à Oum El Bouaghi afin de déposer plainte ou de fournir un témoignage.
Le communiqué relayé précise aussi qu’un signalement peut être effectué auprès de n’importe quel service de police sur le territoire national. Les articles consultés ne donnent toutefois aucun numéro dédié, aucune adresse électronique particulière et aucun lien de dépôt en ligne.
Une fausse qualité possible, sans profession identifiée
La formulation la plus précise disponible évoque l’usage d’un titre lié à une profession organisée ou réglementée par la loi. Certains titres de presse résument cette qualification par « usurpation de fonction », mais les sources ne révèlent ni le titre exact qui aurait été utilisé, ni la profession concernée, ni les documents éventuellement présentés.
Il serait donc injustifié d’affirmer que le suspect se faisait passer pour un policier, un avocat, un médecin, un fonctionnaire ou tout autre professionnel déterminé. Les comptes rendus ne permettent pas non plus de dire si les contacts ont eu lieu en personne, par téléphone, sur un réseau social ou au moyen d’un faux site.
Ce que les sources ne permettent pas de chiffrer
Aucun nombre de victimes déjà identifiées, montant réclamé ou obtenu, période des faits, méthode de paiement ou préjudice total n’a été publié. Les sources ne décrivent pas davantage les promesses qui auraient été faites ni les services que le suspect aurait prétendu pouvoir fournir.
Le communiqué porte sur une arrestation et un appel à témoignages. Il ne mentionne ni mise en accusation détaillée, ni procès, ni condamnation. Les faits restent soumis à l’enquête et à l’appréciation de la justice ; la personne arrêtée bénéficie de la présomption d’innocence.
Vérifier une qualité professionnelle et conserver les preuves
Avant de remettre de l’argent ou des documents à une personne qui invoque une profession réglementée, il faut demander son identité complète, le nom de l’organisme ou du cabinet concerné et un moyen de vérification indépendant. Le numéro fourni par l’interlocuteur ne suffit pas : il vaut mieux retrouver soi-même les coordonnées officielles de l’institution ou consulter, lorsqu’il existe, l’annuaire public de la profession.
Une personne qui se reconnaît dans l’appel peut conserver les échanges, coordonnées, reçus, références de virement, documents présentés et chronologie des faits dans leur forme d’origine. Ces éléments doivent être transmis par un canal policier officiel, sans publier sur les réseaux sociaux le nom, la photo ou les données du suspect présumé.
- Ne versez pas d’argent sous la pression d’une urgence ou d’une promesse exceptionnelle.
- Vérifiez séparément l’identité, la profession et le mandat revendiqués.
- Conservez les messages et justificatifs avant de bloquer un compte ou un numéro.
- Distinguez les faits observés de vos suppositions lors du dépôt de plainte.
